Les éditeurs français prêts à en découdre avec Google
Les éditeurs français prêts à en découdre avec Google: "Thiébault Dromard
[24 janvier 2006]
LES ÉDITEURS français ne décollèrent pas. Vendredi, en ouvrant le magazine professionnel Livres Hebdo, les patrons des plus grandes maisons d'édition françaises (Flammarion, Hachette, Gallimard ou encore Fayard et Grasset) apprennent avec stupeur que des centaines d'ouvrages protégés par le droit d'auteur sont numérisés partiellement sur la bibliothèque francophone de Google. La couverture des livres est reproduite avec un ensemble de références et, pour certains d'entre eux, la reproduction in extenso d'une ou plusieurs pages de l'ouvrage. «Au moins deux livres de notre catalogue font l'objet d'un pillage. Il s'agit de Pierre Corneille de Robert Brasillach et de La Fenêtre ouverte de Georgette Elgey», précisait hier Olivier Bétourné, vice-président-directeur général de Fayard. Pour le directeur juridique de Gallimard, Brice Amor, ce procédé «relève de la contrefaçon».
Google cherchait hier à calmer la polémique. «Les ouvrages sont effectivement numérisés à partir du fond des bibliothèques américaines. Il s'agit d'une présentation des ouvrages accompagnés de très courts extraits», soulignait un porte-parole du moteur de recherche qui rappelle que «l'idée est de promouvoir la culture et les livres». D'après Google, l'ensemble de la bibliothèque virtuelle respecte la convention de Berne sur le droit d'auteur.
L'extrait d'un livre est soumis au droit d'auteur
Mais rien n'est vraiment gratuit dans le droit de la propriété intellectuelle. La simple publication d'un extrait doit, en France, faire l'objet d'un contrat de cession de droit. «Seule la citation est gratuite à condition qu'elle ne dépasse pas un paragraphe», explique Serge Eyrolles, président du Syndicat national de l'édition.
Pendant le week-end, les éditeurs français ont réfléchi à leur riposte. Ils se sont entendus hier pour envisager une démarche collective sous l'égide du Syndicat na"
[24 janvier 2006]
LES ÉDITEURS français ne décollèrent pas. Vendredi, en ouvrant le magazine professionnel Livres Hebdo, les patrons des plus grandes maisons d'édition françaises (Flammarion, Hachette, Gallimard ou encore Fayard et Grasset) apprennent avec stupeur que des centaines d'ouvrages protégés par le droit d'auteur sont numérisés partiellement sur la bibliothèque francophone de Google. La couverture des livres est reproduite avec un ensemble de références et, pour certains d'entre eux, la reproduction in extenso d'une ou plusieurs pages de l'ouvrage. «Au moins deux livres de notre catalogue font l'objet d'un pillage. Il s'agit de Pierre Corneille de Robert Brasillach et de La Fenêtre ouverte de Georgette Elgey», précisait hier Olivier Bétourné, vice-président-directeur général de Fayard. Pour le directeur juridique de Gallimard, Brice Amor, ce procédé «relève de la contrefaçon».
Google cherchait hier à calmer la polémique. «Les ouvrages sont effectivement numérisés à partir du fond des bibliothèques américaines. Il s'agit d'une présentation des ouvrages accompagnés de très courts extraits», soulignait un porte-parole du moteur de recherche qui rappelle que «l'idée est de promouvoir la culture et les livres». D'après Google, l'ensemble de la bibliothèque virtuelle respecte la convention de Berne sur le droit d'auteur.
L'extrait d'un livre est soumis au droit d'auteur
Mais rien n'est vraiment gratuit dans le droit de la propriété intellectuelle. La simple publication d'un extrait doit, en France, faire l'objet d'un contrat de cession de droit. «Seule la citation est gratuite à condition qu'elle ne dépasse pas un paragraphe», explique Serge Eyrolles, président du Syndicat national de l'édition.
Pendant le week-end, les éditeurs français ont réfléchi à leur riposte. Ils se sont entendus hier pour envisager une démarche collective sous l'égide du Syndicat na"

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